2. La méditation du cœur

Lc 2,19 et 2,51

 

Saint Luc, dans l’évangile de l’enfance qui lui est propre, ponctue la naissance de Jésus et l’épisode du jeune Jésus retrouvé au Temple par les expressions conclusives : «Quant à Marie, elle gardait avec soin toutes ces choses-paroles, les repassant dans son cœur» (2,19) ; «et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur» (2,51). D’abord, il est question de «Marie», plus loin, de «sa mère», comme si la maternité de Marie se découvrait en quelque sorte au fur et à mesure de sa vie auprès de Jésus. «Avec soin», puis «fidèlement», car le respect premier se développe en habitude de foi. «Repasser» dit l’assiduité qui s’achève dans la seule mention du cœur. 

Car, au début comme par la suite, il s’agit de «garder ces choses» (ou ces paroles) qui viennent d’être rapportées par le récit évangélique, en son «cœur». Le cœur de Marie apparaît comme le lieu où il est fait mémoire de la naissance et de la croissance de Jésus, en taille et en grâce. Dans le secret du cœur de Marie s’écrit le premier de tous les évangiles. Celle qui a conçu par la foi le fils qu’elle porte en sa chair nous est montrée ici dans l’attitude de foi et de silence, de silence et d’écoute, d’écoute et de persévérance, qui lui permet d’être à la fois l’humble servante et la mère du Seigneur. Quelles sont les «choses» que Marie gardait ainsi en son cœur ?

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